Brassens – A l’ombre des maris
Nous avons tous la chance d’avoir avec nous un tonton, ce soir.
Vous savez, ce genre de tonton qui, comme celui de Jacques Tati, réalisateur du film « Mon Oncle » n’hésite pas à changer l’orientation du miroir pour inonder de soleil la cage de l’oiseau, qui se met aussitôt à chanter.
Du tonton de notre enfance que l’on n’oubliera jamais, car il a su nous amuser et répondre à nos attentes quand on ne voulait pas demander aux parents, comme le tonton Cristobal de Pierre Perret.
Et quand on prend un peu d’âge, notre idole sera l’érudit oncle Benjamin joué par Jacques Brel, déclamant de la poésie aux filles, le beau, l’intelligent, le sensible, le rebelle.
Et puis, à notre tour, quel tonton serons-nous ? Serons-nous le tonton à la hauteur de cette tâche ?
Notre tonton à nous ce soir est parti à reculons vers sa tombe buissonnière, en nous léguant des trésors de chansons tantôt touchantes ou amusantes, tantôt profondes ou engagées. A nous de les interpréter aujourd’hui !
Brassens, un formidable parolier, un homme juste, un homme de savoir, un homme de tolérance.
Merci tonton Georges !





